Sur les rives du Nil, les anciens égyptiens avaient remarqué que les oies, avant les grandes disettes ou même pour préparer leur migration, avaient la faculté de consommer une très grande quantité d’aliments et ce, sur une période de près d’un mois précédant l’évènement pressenti.

Revenant de chasse, ces riverains, du plus long fleuve au monde, s’aperçurent que le foie de l’animal avait des proportions plus que de nature et, qui plus est, goûtait le surnaturel.

Dès lors, les pharaons, les empereurs et tous les régnants de ce monde en firent un mets des grandes occasions.

On dit que les Ramsès, les César, les Vercingétorix, les Charlemagne, ne partaient jamais guerroyer sans au préalable avoir consommé un magnifique foie gras frais. On dit que cela décuplait leur capacité. Et que dire de celui qu’il savourait au retour avec sa favorite.

De nos jours, nous comprenons que l’oie a la capacité d’emmagasiner de l’énergie sous forme de gras dans son foie. Elle peut ainsi survivre à de très longues périodes de jeûne.

Et tant qu’aux prétentions d’augmenter les capacités des rois avant de guerroyer ou au lit, elle a un certain fondement. En effet, la preuve en est fait que les régions d’Europe où se fait une très grande consommation d’oie et de foie gras sont des endroits où la longévité des habitants n’a d’égale que le faible taux de problème cardio-vasculaire. Ce phénomène est expliqué par la richesse de ce gras en oméga 3, 6 et 9 et le pourcentage de poly insaturé parmi les plus hauts du règne animal. De ce fait, le gras de l’oie est à peu près le seul recommandé par les cardiologues à leurs patients ayant des problèmes de cholestérol et aussi par les diététiciens pour la consommation d’aliment équilibré.